• Ça faisait longtemps que je n'avais pas mis de texte que j'avais fait à l'atelier d'écriture. Donc voici la consigne :


    Écrire un texte avec des mots en « anse » sans utiliser les verbes « être » et « avoir » sauf avec des temps composés.



    Premier cours de danse, premier cours intense. Je ne saurais dire comment je me suis retrouvée là, mais Constance insistait lourdement depuis des semaines pour que je l’accompagne. C’est comme ça que tout commence. Moi qui n’ai jamais dansé de ma vie, je vous assure que ce jour là j’ai valsé. Prenons par exemple le professeur de danse. C’est un homme de grande élégance avec beaucoup de présence et avec une légère tendance au syndrome Superman qui sait tout faire. Après nous avoir montré les premiers pas qui semblaient assez simples, je m’avançais avec prudence vers mon partenaire. Il fallait qu’il fasse preuve de beaucoup de patience quand il a vu que je n’arrivais pas à mettre un pied devant l’autre. Au bout de plusieurs tentatives, je me suis demandée pourquoi j’ai pris ces cours de danse. Probablement de l’inconscience. En tout cas, je n’avais jamais ressenti une telle souffrance. Voyant mon incompétence, le professeur s’avance vers moi et me demande de recommencer. Il me signale ma première erreur :


    « Il manque la révérence. »


    En toute innocence et sans avoir d’assistance, je fit la courbette comme si je me trouvais devant la reine d’Angleterre. Je me mis à danser en essayant d’avoir beaucoup d’assurance. À la fin de la séance, le professeur nous dit avec toute son éloquence :


    « Je ne supporterai aucune absence. Il faut que ça balance. »


    J’aurais dû faire preuve de voyance quand Constance m’avait parlé de ces cours et ne pas subir son influence, ni y mettre une partie de mes finances. À la fin de la journée, je n’avais plus qu’une idée en tête :


    « Dernier cours de danse, dernier cours intense. »


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  • Un autre petit texte sur Twilight que j'ai écrit. Je l'avais déjà posté sur d'autres sites. Ce one-shot se passe pendant Révélation, lorsque Edward entend pour la première fois les pensées de Renesmée. J'ai adapté ce passage du point de vue d'Edward.




    Une si jolie voix



    « Je te l'avais bien dit ! Je n'ai perçu aucun craquement, moi. Tu devrais te faire examiner les oreilles Edward. »

    Cela faisait déjà la troisième fois que Rosalie me le répétait. Comment pouvait-elle croire que je m'inquiétais pour rien ? Tout ce qui avait l'air de lui apporter, c'était de sauver cette chose. Je pris Bella dans mes bras, faisant attention à ne pas lui faire plus de mal. J'étais contre, je ne voulais pas qu'elle bouge d'avantage mais elle avait insisté pour que je la ramène au salon. Je descendis l'escalier, essayant d'atténuer les répercussions de mes mouvements. Elle souffrait. Elle tentait de le dissimuler, mais je le voyais bien. Et ça me rendait malade. Jacob était déjà là. Alice à côté de lui. Bella sourit, heureuse de le voir. Pourquoi avait-elle à ce point besoin de lui ? Je la déposais délicatement sur le divan, et m'assit par terre, près de sa tête. Carlisle était le dernier à descendre et lui et Jacob discutèrent des derniers arrangements pour aller chasser. Carlisle proposa que le premier groupe de trois devrait se constituer d'Alice, Esmé, Jasper et de lui-même. Le deuxième groupe devait regrouper Emmett et Rosalie. Ce qui était loin de plaire à cette dernière.

    « Pas question, pesta-t-elle. Emmett n'a qu'as vous accompagner.
    -Il faut que tu chasses, tenta de la raisonner Carlisle.
    -Je le ferai en même temps que lui. »

    Elle me désigna du menton. Elle n'avait aucune confiance en moi et s'arrangeait pour que je le sache. J'essayais tant bien que mal de garder mon sang-froid pour ne pas lui sauter dessus. Mes frères descendirent les marches en à peine une seconde et le premier groupe partit, me laissant seul avec ma femme, ma sœur et un loup-garou. Le silence nous envahit et la tension qui régnait entre Jacob et Rosalie était palpable. Et il faisait tout pour la provoquer.

    « Que quelqu'un sorte le chien ! Marmonna Rosalie.
    -Et celle-là, psychopathe, tu la connais ? De quoi meurent les neurones d'une blonde ? »

    Rosalie ne réagit pas, faisant comme si elle ne l'entendait pas. Néanmoins, elle ne se gênait pas pour penser à toutes les insultes possibles et inimaginables.

    « Tu l'as déjà entendu ? Me demanda Jacob. »

    Je tournais le regard vers lui, retournant peu à peu à la réalité, mais n'ayant aucune envie de participer à leur petite guerre.

    « Non, répondis-je quand même. »

    Tous deux continuèrent à s'insulter, jusqu'à ce que Bella décide de les arrêter.

    « Ça suffit Jacob. »

    Elle était mécontente, ça se voyait. Et la tête que faisait le loup-garou. Si j'avais eu le cœur à rire, j'aurais eu du mal à m'en empêcher.

    « Souhaites-tu que je m'en aille ? Lui demanda-t-elle. »

    Oui, dis oui, qu'il s'en aille.

    « Non ! Bien sûr que non ! »

    Je lâchais un soupir. Évidemment. Pour une étrange raison, elle ne supportait pas qu'il soit loin d'elle. Et bien sûr, je me refusais à la rendre malheureuse en le mettant dehors. Au bout d'un moment, Rosalie monta à l'étage. Ses pensées, ainsi que celle de Jacob se mélangèrent dans mon esprit.

    ‘Bon sang ! Je suis crevé.'
    ‘La maison empeste ! Vivement qu'il parte.'
    ‘Encore la jolie voix.'

    C'était quoi ? Cette voix ? Ce n'était ni celle de Rosalie ou de Jacob. C'était une voix que je n'avais jamais entendue auparavant. Mais pourtant, elle était tout près de moi. Bella ? Non. C'était impossible, je n'ai jamais réussit à entendre ses pensées. Peut-être avait-elle seulement parlé. J'étais dans un tel état en ce moment que je n'aurais pas su dire la différence.

    « As-tu dit quelque chose ? Lui demandais-je.
    -Qui, moi ? Non, je n'ai rien dit. »

    Je me mis à genoux et me penchais vers elle. Elle n'avait pas dit un mot. Je ne comprenais plus rien. Peut-être pouvais-je vraiment entendre ce à quoi elle pensait à présent.

    ‘La jolie voix.'

    Ça recommençait. Cette voix.

    « À quoi penses-tu, là, tout de suite ?
    -À rien. Pourquoi ? »

    Elle semblait perdue et ne comprenait pas où je voulais en venir.

    « À quoi pensais-tu il y a une minute ? Insistais-je.
    -À... l'île d'Esmé, rougit-elle. Aux plumes.
    -Dis quelque chose.
    -Quoi donc ? Que se passe-t-il Edward ? »

    ‘La jolie voix.'

    J'entendis cette voix de nouveau. J'en étais certain. Ce n'était pas Bella que j'entendais. Non, c'était l'être à l'intérieur de son ventre. C'était ses pensées qui m'envahissaient depuis tout à l'heure.

    ‘La jolie voix... Si belle.'

    Ce n'était pas comme les adultes ou adolescents qui avaient un esprit complexe. Il s'exprimait par des mots simples, tel un petit enfant qui apprenait à parler. Je posais ma main sur le ventre déformé de ma femme. C'était la voix de Bella qui le faisait s'exprimer.

    ‘Encore la joli voix... J'aime la jolie voix.'

    « Le f... la... le bébé aime le son de ta voix. »

    Il y eut un moment de silence. Bella me regardait, complètement sous le choc de ce que je venais de lui révéler.

    « Nom d'un chien ! Hurla-t-elle. Tu l'entends ! »

    ‘Trop fort... Peur.'

    Bella tressaillit. Le bébé venait de lui donner un coup. Il était effrayé par sa réaction.

    « Chut ! Tu l'as effrayé.
    -Excuse-moi, bébé. »

    ‘Ma jolie voix, si belle. Chaude, aimante.'

    « Que pense-t-il ?
    -Il... ou elle... est...

    ‘Heureux.'

    « Heureux. »

    Bella sourit, les larmes coulèrent sur ses joues. Elle rayonnait. Sa joie était contagieuse. Je me mis à sourire également. Pour le première fois depuis notre retour de l'île, je me sentais apaisé. Toutes mes peurs, toutes mes craintes de perdre Bella s'étaient envolés en cet instant. Cette petite voix avait tout changé. Bella était heureuse, le bébé aussi et s'était tout ce qui m'apportait. Oui, parce que pour moi, ce n'était plus une chose, un monstre ou un fœtus. Non. C'était un enfant. Notre enfant. Je le réalisais maintenant.

    « Mais bien sûr, joli bébé, fit Bella en caressant son ventre. Il est normal que tu sois heureux. Tu es bien au chaud, en sécurité, aimé. Je t'aime tant petit EJ. Tu ne peux qu'être heureux.
    -Comment l'as-tu appelé ? »

    Elle rougit, soudainement intimidé par cette révélation.

    « Je lui ai déjà donné un prénom. Je pensais que tu ne voudrais pas... enfin, tu sais.
    -EJ ?
    -Edward J. Ton père naturel s'appelait Edward, non ?
    -Si. Que... Hmm. »

    ‘Une autre jolie voix... Si belle...'

    « Oui ?
    -Il aime ma voix également.
    -Ça va de soi. Tu as la plus belle voix du monde. Qui ne l'aimerait pas ? »

    Rosalie se mêla à la conversation, tout aussi fascinée. J'avais arrêté d'écouter. Je ne voyais plus que ce petit enfant dans mon esprit. Ce petit garçon qu'avait imaginé Bella ou cette petite fille qui lui ressemblerait tellement. Tout était parfaitement clair dans mon esprit. Un petit garçon ou une petite fille avec les mêmes yeux marrons que Bella. Avec également le même nez, la même bouche. EJ ou Renesmée. Mon enfant.

    ‘J'aime.'

    J'écarquillais les yeux. Bella s'inquiéta au vue de mon expression. Sûrement effrayé qu'il soit arrivé quelque chose au bébé.

    « Qu'y a-t-il ? A quoi pense-t-il maintenant ? »

    Je plaquais mon oreille sur son ventre. Complètement hypnotisé par cette petite voix.

    « Il t'aime. Il t'adore littéralement. »

    Je ne voulais pas m'écarter de son ventre. Il était maintenant vitale pour moi que j'entende à nouveau cette petite voix. La voix de mon fils ou de ma fille. Je m'étais trompé depuis le début. Comment un être qui avait tant d'amour pour Bella, pouvait lui vouloir du mal. J'étais dans un autre monde. Et ce ne fut que lorsque Jacob sauta sur ses pieds que je fus ramené à la réalité.

    ‘Non ! Pourquoi ? Je dois partir. Je ne peux pas rester ici.'

    Il était sur le point de craquer. Tout le bonheur que j'avais ressenti à cet instant ne faisait qu'augmenter sa peine et sa douleur. Je me précipitais vers la petite table et sortit du tiroir mes clés de voiture. Je les lui lançais et il les attrapa automatiquement.

    « Va-t'en Jacob. Va-t'en loin d'ici. »

    Il partit aussi vite qu'il le pouvait, acceptant l'échappatoire que je lui offert.

    « Qu'est-ce qu'il se passe ? S'inquiéta Bella. Edward, où va t'il ?
    -Ne t'inquiète pas. Il besoin de trouver quelqu'un. »


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  • Une petite fic que j'ai écrit pour le forum créatif sur Twilight. Si j'ai le temps et les idées, j'en ferais peut-être d'autres.

    Cette fic racontre la rencontre entre Alice et Jasper dans un restaurant de Philadelphie. Le premier chapitre sera du point de vue d'Alice et le deuxième chapitre du point de vue de Jasper.




    CHAPITRE 1 : Alice




    Le temps était couvert et la pluie s'annonçait. Un temps plutôt idéal pour une personne telle que moi qui devait faire attention à ne pas se faire remarquer des humains. Cela faisait à peine une journée que j'étais arrivée à Philadelphie. Ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il n'arrive. Il allait venir. J'en étais sûre. C'était mon instinct qui m'avait conduit dans cette ville et je lui faisais confiance, il ne m'avait jamais trompé jusqu'à présent. Je me dirigeais vers le restaurant que j'avais vu dans ma vision. Luke's diner. Un petit restaurant qui semblait avoir connu ses beaux jours il y a une dizaine d'années. Quelques goûtes commencèrent à tomber, indiquant la tempête qui arrivait. La pluie ne me dérangeait pas, mais pour les humains, voir quelqu'un dehors sous une pluie battante, sans rien pour se protéger, pouvait sembler étrange. La clochette du restaurant retentit quand j'ouvris la porte. Mis à part la serveuse, personne ne fit attention à moi. L'endroit était presque vide. Deux hommes d'un certain âge se trouvaient à côté de la porte, tandis qu'un couple était au fond. Je m'assis sur un des tabourets rouges au comptoir, de ce fait je pouvais voir qui entrer. La serveuse vint me voir.



    « Vous prendrez quelque chose ? » Me demanda-t-elle d'un sourire bienveillant. Elle devait avoir une quarantaine d'années, ses cheveux bruns étaient coiffés d'un chignon qui laissait échapper quelques mèches et portait une robe bleu clair et un tablier blanc. Je voyais distinctement son nom écrit sur son badge doré. Ellen.
    « Un thé s'il vous plait. »



    Elle revint m'apportait ce que j'avais commandé quelques instants plus tard et se dirigea ensuite vers l'un des deux hommes qui lui demanda une autre tasse de café.



    Le temps passait et il n'était toujours pas arrivé. Et si je m'étais trompée sur la date. Non, c'était impossible. Je revoyais clairement la vision que j'avais eu il y a trois mois. Je voyais cet homme séduisant pousser la porte du café. Il était grand, blond et les cheveux plaqués sur le visage à cause de la pluie battante. Les yeux sombres qu'il révéla lorsqu'il dégagea une mèche de son visage et sa peau blanche, presque translucide. Je voyais clairement ses cicatrices en forme de demi-lunes, invisible pour un oeil humain. Il portait un long manteau beige et me faisait penser à l'une de ces stars hollywoodiennes du moment qui faisaient chavirer le cœur des femmes, tel Robert Taylor ou Clark Gable. Je ne connaissais que son apparence physique et son nom, Jasper. Pourtant, je savais que cette rencontre allait changer ma vie.



    Je bu une gorgée de thé, pour garder les apparences. La serveuse revint me voir et me demanda si je voulais autre chose. Je secouais négativement la tête et elle repartit à son travail. Les heures passèrent et au fond de moi, je commençais à avoir peur qu'il ne change d'avis. La porte du restaurant s'ouvrit pour la troisième fois depuis mon arrivée. Je jetais un regard vers la personne qui venait d'entrer et j'étais sûre que si j'étais encore humaine, mon cœur battrais la chamade. Il était là, comme dans ma vision. Ses yeux étaient sombres, montrant qu'il était assoiffé. Il ne devait pas se nourrir d'animaux et devait souffrir de cette soif. Cela faisait seulement deux mois que j'étais devenue végétarienne, depuis la vision que j'avais eu des Cullen. Et la tentation était parfois difficile. Je me levais du tabouret et avança vers lui, sourire aux lèvres, heureuse de le rencontrer enfin.



    « Tu m'as fait attendre.
    -Veuillez m'excuser, me dit-il. »



    Il s'inclina comme le parfait gentleman qu'il était. Je lui tendit la main, ne pouvant m'empêcher de sourire. Il me la prise sans hésitation. À ce moment là, je savais que ma destinée venait de changer.






    CHAPITRE 2 : Jasper




    Cela faisait un mois que j'avais quitté mes deux compagnons, Peter et Charlotte. Je leur étais reconnaissant, c'était grâce à eux que j'avais pu atteindre le Nord. J'étais maintenant arrivé dans la ville de Philadelphie. Malheureusement, mes anciens compagnons ne comprenaient pas ce qui avait pu me pousser à les quitter. Cela faisait maintenant plusieurs jours que je ne m'étais pas nourrit. La soif que je ressentais était de plus en plus difficile à supporter. Je ne sais pas combien de temps j'allais pouvoir continuer ainsi. Je me refusais à boire le sang des humains. À chaque fois leurs émotions me submergeaient à cause du don que j'avais. La peur qu'ils ressentaient lorsqu'ils comprenaient qui j'étais, ou plutôt ce que j'étais. La peur qu'ils ressentaient en sachant qu'ils allaient mourir. Tout ceci arrivait à me rendre fou. Je n'arrivais plus à le supporter. Et plus le temps passait, plus la tentation de boire leur sang était grande.



    Il faisait jour dans les rues de Philadelphie. Mais le ciel était couvert, ce qui empêchait les rayons du soleil d'atteindre ma peau. Je me sentais mal à l'aise de sortir en plein jour. Je ne me sentais pas à ma place. Cela était du au fait que j'avais passé ces dernières décennies à me déplacer dans l'obscurité. La pluie tombait, un peu plus violemment chaque seconde. Les personnes autour de moi partirent s'abriter. Je cherchais moi-même un endroit où me ‘protéger' de la pluie, pour ne pas éveiller l'attention sur moi. Je vis au bout de la rue un petit restaurant dont était marqué sur l'enseigne : Luke's diner. Je regardais à travers la grande vitre et vit que l'endroit était presque vide, ce qui me convenait parfaitement. Après tout, mes yeux étaient suffisamment sombre pour que personne ne se pose de questions. Mais ma soif n'en était que plus grande.



    La clochette du restaurant résonna lorsque j'ouvris la porte. L'odeur des humains qui si trouvaient en devenait presque insupportable pour moi. Je voulais retenir ma respiration lorsqu'une autre odeur se différenciait des autres. Il s'agissait d'une jeune femme assise au comptoir, une tasse de thé à la main. Elle n'était pas humaine. Comme moi, elle était un vampire. Elle regarda vers ma direction puis sauta de son tabouret rouge pour aller à ma rencontre d'un pas gracieux. Elle me sourit. Je la regardais, méfiant. Allait-elle m'attaquer ? Après ce que j'avais vécu ces dernières années, je n'en attendais pas moins d'un autre vampire. Mais elle était différente de tous ceux que j'avais rencontrés. Toutes les émotions qui émanaient d'elle étaient tellement différents de ce que je connaissais.



    « Tu m'as fait attendre, m'a-t-elle dit.
    -Veuillez m'excusez. »



    Je m'inclinais, ne sachant pas quoi dire d'autre. Elle me tendit la main et sans rien comprendre à ce qu'il se passait, je la lui prise. Je ne prenais plus le temps de réfléchir, j'étais comme envoûté.



    Pour la première fois depuis presque un siècle, j'ai espéré.




    Fin


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  • Écrire une histoire commençant par la phrase : « Caché derrière les broussailles qui entouraient la source Popeye regardait l'homme boire. »

                          Caché derrière les broussailles qui entouraient la source Popeye regardait l'homme boire. Popeye était un tout jeune garçon de dix ans. Il s'était promené dans la forêt avec un de ses cousins, Tom. Tous deux après avoir quitté l'école dès que le professeur, de sa voix forte et grave, avait annoncé que la journée était terminée, se dirigèrent rapidement dans leur repère ( qui était une cabane en bois qu'ils avaient construit ). Il se rappelait parfaitement comment il était arrivé à cette source. Tom voulait visiter la partie de la forêt où personne n'avait jamais osé aller. En tout cas, c'est ce que leur racontait leur tante Élise. Elle leur disait que tout un tas de mauvaises personnes pouvaient s'y trouver. Mais bien sûr, tout cela n'était que des histoires de grandes personnes pour les effrayer. Les deux cousins avaient toujours eu un esprit d'aventurier et se n'était pas une vieille histoire de grand-mère qui allait les arrêter. Chacun d'eux avaient pris des chemins différents. Ils avaient prévu de se retrouver à leur cabane dans une heure où ils pourraient raconter ce qu'ils avaient vu.

                          Popeye marcha longtemps même s'il était incapable de dire depuis combien de temps il était parti. C'est alors qu'il remarqua une source. Il s'approcha plus près et vit un homme qui semblait avoir une quarantaine d'année. Il était grand, maigre et avait des cheveux noirs et une barbe de la même couleur. Ses habits n'étaient plus très neufs et étaient abîmés à certains endroits. Popeye se cacha derrière les broussailles en même temps que l'homme se pencha. Ce dernier avait l'air assoiffé comme s'il n'avait pas bu depuis plusieurs jours. Popeye repensa à ce que sa tante Élise lui disait. Peut-être que cet homme était un criminel ? Peut-être qu'il venait de s'évader de prison et qu'il avait fait plusieurs kilomètres pour arriver jusqu'ici ? Le jeune garçon fut sortit de ses pensées lorsque l'homme se leva et avança vers lui. Pris de panique, il se leva et se mis à courir comme si sa vie en dépendait. Il se retourna plusieurs fois pour voir si cet homme le suivait, mais il n'y avait personne en vue. Tant mieux, pensa-t-il.

                          Au bout d'un moment il distingua enfin la cabane et vit Tom qui l'attendait, les bras croisés et adossé à un arbre. Si seulement il savait que quelqu'un les poursuivait, il ne serait pas aussi calme. En passant devant lui, Popeye lui attrapa le bras et l'entraîna dans sa course. Le pauvre garçon se demandait qu'est-ce qui avait bien pu mettre son cousin dans un état pareil. Il fut d'autant plus surpris de voir qu'ils étaient arrivés si vite à la maison de leur tante Élise. Il n'avait jamais vu son cousin courir aussi vite sauf lorsqu'il s'agissait de s'enfuir au plus vite de leur salle de classe à la fin de la journée avant que leur professeur ne leur donne une punition pour une bêtise qu'ils avaient fait. Popeye, lui, pensait qu'il ne se moquerait plus jamais des conseils de leur tante et que maintenant il finirait ses devoirs au plus vite quand elle lui demanderait. Mais il était loin de se douter que cet homme n'était pas un criminel mais seulement un homme qui habitait dans le coin et qui adorait se promener près de la source.


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  • Réécrire la nouvelle Le parquet de Claire Blanchard Thomaset, en changeant de personnage principal, en écrivant à la première personne du singulier et en ayant plus de paroles rapportées.




             
              Le téléphone se mit à sonner. Je ne dois pourtant recevoir aucun coup de fil. C'est peut-être ma fille et son mari pour me demander si je ne peux pas garder mon petit fils. Je décrochai en essayant de me souvenir quel jour je ne serais pas libre pour garder le petit Mathieu. Mais la voix que j'entendis au bout du fil était une de mes vielles amies, Léone. On se connaît depuis toujours. Avec Berthe il est vrai que beaucoup de nos anciens professeurs se sont souvenus longtemps de nous. Elle m'annonça alors que son nouveau parquet venait d'être posé et qu'elle nous invitait Berthe et moi à prendre le thé pour fêter l'événement. Cela va faire maintenant des mois qu'elle m'en parle : depuis qu'elle l'a choisi jusqu'à ce que les ouvriers viennent le poser chez elle. D'après ce que j'avais pu voir, sa belle-fille Catherine ne semblait pas aussi emballée. « Une folie ! » qu'elle disait, ce qui n'était pas du goût de Léone.
        « De quoi elle se mêle celle-là, m'avait-elle dit. Elle n'a aucun goût. ‘Une folie !'. On se demande laquelle est la plus folle. »

             
              En me rendant chez Léone, je rencontrai Berthe en chemin. Nous fîmes toutes deux la route ensemble et quand nous arrivions enfin chez notre amie, tout était préparé, le service en porcelaine fleuri était sorti, elle avait même acheté des madeleines et des gaufrettes à la vanille, mes préférés. Elle avait vraiment mis les petits plats dans les grands.
        « Attendez ! Nous dit-elle. Ne rentrez pas tout de suite ! »
    Elle alla fouiller dans son placard à chaussure pour en ressortir des patins. Qu'est-ce qu'elle voulait qu'on fasse avec ça ? Ils avaient l'air neufs et n'avaient probablement jamais servis. Elle nous les tendit en disant :
        « Mettez ça, le parquet est neuf et fragile. »
    Je la regardai incrédule, n'y croyant pas mes oreilles.
        « Non mais tu veux me tuer, ou quoi ? »
    Je passai devant elle, suivit de Berthe, sous le regard mécontent de Léone. Nous vîmes enfin le nouveau parquet. C'est vrai qu'il était beau et l'odeur du bois neuf se répandait dans toute la pièce.
        « Ah oui, ça fait joli, constata Berthe. »
    Nous nous dirigeâmes vers le canapé et Léone nous servit le thé. Celle-ci semblait un peu déçue. Nous discutâmes de tout et de rien, nous parlions du bon vieux temps mais je vis bien que Léone ne s'intéressait pas du tout à la conversation. Au bout d'un moment, je me levai pour aller refaire du thé puisque je savais que depuis quelques temps les rhumatismes de Léone la faisaient souffrir. Je sentais qu'elle me surveillait et du coin de l'œil, je la vis regarder mes souliers. Son inquiétude se lisait sur son visage et je compris que cela avait un rapport avec son parquet. Je voyais bien qu'elle avait envie de nous dire : « Attention ! Vous allez le rayer ! ». Ce qu'elle ne manqua pas de faire d'ailleurs.

             
              Plus les jours passaient et moins j'avais de nouvelles de Léone. Elle était sûrement trop occupée à « astiquer » son parquet et ne voulait pas qu'on vienne le rayer. Ca devenait une véritable obsession. J'appris alors par un de ses voisins que Jean-Pierre, le fils de Léone, et Catherine s'étaient disputés et que celui-ci était parti en claquant la porte. Léone dû recevoir son petit-fils, Benjamin, alias Le monstre, le temps que sa belle-fille se ressource. Benjamin avait sûrement apporté ses rollers d'appartement qu'il avait eus pour Noël. Ca m'étonnerait qu'elle arrive à lui faire mettre ses patins. Elle a dû réussir à trouver un moyen pour le tenir occupé et éviter qu'il ne joue sur le parquet.

             
              Il est maintenant dix-huit heure, heure de mon feuilleton favori. C'est aussi celui de Léone. Je ne sais pas si avec Benjamin elle pourra le regarder. Se serait dommage qu'elle l'aie loupé, c'était l'épisode où Scott devait demander Gina en mariage mais où celle-ci s'était faite enlever par sa sœur jumelle. Quelques jours plus tard, je reçus un coup de fil de Léone. Elle voulait s'excuser et me raconta que finalement sa belle-fille n'était pas si horrible que ça.
        « Et Jean-Pierre, dit-elle, il a bel et bien claqué la porte et se retrouve maintenant à l'autre bout de la France, avec une certaine Virginie. Une garce si tu veux mon avis. 
        -Et Benjamin, il prend ça bien ?
        -Il a l'air de l'accepter. Il m'a dit que de toute façon, ses parents n'arrêtaient pas de se disputer et que c'était mieux comme ça. Moi, quand je me disputait avec mon mari, c'était pas pour ça qu'on se séparait. »

             
              Berthe et moi retournions voir Léone et j'eus la joie de voir que ces maudits patins servaient maintenant à caler les pieds d'une vielle commode. Parfois Benjamin venait voir sa mamie-parquet, comme il aimait l'appeler et on se mettait à jouer au Mille bornes. Le parquet, lui, n'était plus aussi neuf. Il se tachait, se marquait, mais Léone s'en moquait, elle vivait maintenant, tout comme son parquet.


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